Quelle est la définition d'une énergie propre ?
Lorsque l’on parle de transition énergétique, la définition d’une énergie propre est un concept majeur dans les objectifs de politique énergétique d’un pays. On parle d’énergie propre pour définir les solutions de production d’énergie non polluantes ou très peu émettrices de gaz à effet de serre. Souvent confondue avec le concept d’énergie renouvelable, l’énergie propre recouvre des types d’énergies plus large ainsi qu’un impact sur l’environnement différent. La production d'électricité française est composée en moyenne à 95 % d'énergie propre.
Définition d’une énergie propre
Par définition, une énergie propre englobe les modes de production d’énergie (électricité, gaz, chaleur) qui sont responsables de peu ou pas d’émissions de GES ou de déchets. En général, elles ont un impact limité sur l’environnement et la santé.
Ainsi, une énergie propre se différencie des énergies fossiles comme le gaz naturel, le pétrole ou le charbon dont les émissions de GES ont un impact important sur l’environnement (pollution, réduction des ressources). À l’échelle d’un pays, le développement des énergies propres participe ainsi à l’atteinte des objectifs de politiques énergétiques tels que :
- la réduction des émissions de GES ;
- l’indépendance énergétique ;
- la production d’énergies décarbonées caractérisées par peu ou pas d’émissions de CO2, le principal gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique.
Bon à savoir : En France, la production d’électricité est à 95 % produite à partir d’énergies propres, ce qui englobe le nucléaire (65 à 70 % en moyenne), et les énergies renouvelables (27 % en moyenne).
Différence entre énergie propre et énergie renouvelable
L'énergie propre est souvent à tort appelée énergie renouvelable, et inversement. Alors qu’il y a quelques distinctions entre les deux concepts. La différence entre énergie propre et énergie renouvelable est qu’en général une énergie renouvelable est une énergie propre, alors que l’inverse n’est pas forcément vrai. On vous explique.
Ainsi, une énergie renouvelable (EnR) est issue de phénomènes naturels et inépuisables dans le temps, et dont l’exploitation ne produit pas ou peu d’émissions polluantes. Elle se différencie totalement d’une énergie fossile dont les stocks s’amenuisent avec le temps et dont les émissions lors de sa combustion polluent la planète. Parmi les phénomènes naturels, on distingue : la force du vent, l’énergie du soleil, la force de l’eau, la chaleur de la Terre.
De son côté, une énergie peut être propre et non renouvelable, du moment qu’elle n’est pas ou très peu polluante. Ce concept met ainsi l’accent sur l’impact environnemental des énergies, et comprend aussi bien l’énergie nucléaire, que les énergies solaire ou éolienne. Dans le premier cas, la fission de l’uranium ne produit pas d’émissions de CO2, mais n’est pas pour autant sans risques pour l’environnement ou la santé en cas d’accidents. De leur côté, le rayonnement du soleil ou la force du vent sont des ressources naturelles et sans impact environnemental.
Bon à savoir : Le terme d’énergie verte est aussi employé de manière similaire à l’énergie propre ou renouvelable. Dans ce cas, le focus est plutôt mis sur les modes de production d’énergies renouvelables utilisant des moyens plus vertueux pour l’environnement.
Les différentes sources d’énergie propre
Passons en revue certaines des sources d'énergie propre les plus influentes, renouvelables ou non.
L’énergie solaire
Utilisant la puissance des rayons du soleil, l'énergie solaire est capturée à l'aide de panneaux photovoltaïques pour produire de l'électricité, ou par des panneaux solaires thermiques pour produire de la chaleur.
En France, cette énergie renouvelable et propre représente une part de 7,5 % du mix électrique pour une production de 32,9 TWh sur l’année 2025 (hausse de 32,5 % par rapport à 2024). La filière du photovoltaïque a bénéficié d’un fort développement dans l’hexagone porté par les mesures gouvernementales.
À une échelle individuelle, l’installation de panneaux photovoltaïques dans le résidentiel permet aux particuliers de faire des économies d’énergie par l’autoconsommation solaire.
L’énergie éolienne
Les éoliennes captent la force du vent pour générer de l'électricité. L'énergie éolienne, alimentée par les courants atmosphériques, offre une solution propre et renouvelable pour répondre à nos besoins énergétiques croissants.
À l’instar des installations photovoltaïques, la filière éolienne (terrestre ou en mer) connaît un fort développement depuis quelques années. En 2025, la production d’électricité du parc éolien est de 43,9 TWh, soit environ 9 % du mix électrique.
L’énergie hydraulique
Très longtemps exploitée par nos moulins, l’énergie hydraulique exploite à grande échelle l'énergie cinétique de l'eau des barrages ou des fleuves pour produire de l'électricité. L’hydroélectricité représente une énergie majeure dans le système de production électrique en France. L’énergie hydraulique est la seconde source d’énergie derrière le nucléaire (11,4 % du mix électrique) et la première énergie renouvelable en France (62,4 TWh d’électricité produite en 2025).
La géothermie
Exploitant la chaleur naturelle des sous-sols de la Terre, la géothermie produit de l'électricité et de la chaleur de manière durable, avec des émissions minimales.
La biomasse
En utilisant des matières organiques comme les déchets agricoles et le bois, la biomasse offre une alternative renouvelable à la combustion de combustibles fossiles, réduisant ainsi les émissions de gaz polluants.
L’énergie nucléaire
Les centrales nucléaires produisent de l’électricité en se servant de l’uranium. Ce minerai est une ressource qui peut s’épuiser dans le temps, l’énergie nucléaire n’est donc pas une énergie renouvelable. Pour autant, le nucléaire est considéré comme une énergie propre et non comme une énergie fossile car les centrales n’émettent pas de CO2 lors de la fission de l’uranium pour produire de l’électricité.
Cette classification du nucléaire en tant qu’énergie propre est soumise à débat car elle minimise les risques liés aux déchets radioactifs et aux accidents nucléaires. Pour rappel, la France est un pays pionnier en matière de développement du nucléaire dans la production d’électricité depuis les années 1950. Cette dernière est d’ailleurs produite entre 65 % et 70 % en moyenne par le parc de centrales installés sur le territoire.
Bon à savoir : le Parlement européen classe officiellement l’énergie nucléaire dans le champ des énergies vertes (« taxonomie verte ») depuis le 1er janvier 2023. Cette taxonomie permet d’identifier les activités à faible impact environnemental et d’encourager les investissements verts.
Quels sont les avantages des énergies propres ?
Les énergies propres tire leur épingle du jeu au niveau des politiques énergétiques, à l’heure où l’on tire la sonnette d’alarme sur les ressources limitées des énergies fossiles et de leur impact environnemental.
Les principaux atouts liés à l’utilisation des énergies propres dans la production d’électricité, de gaz vert ou de chaleur peuvent se résumer à :
- Faibles ou absence d’émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique ;
- Réduire la dépendance énergétique aux énergies fossiles (gaz naturel ou pétrole) en élargissant le mix énergétique ;
- Sécuriser les approvisionnements par leur caractère pilotable et prédictible. Certaines limites dues à l’intermittence de certaines énergies (solaire, éolien) peuvent être contournées par le développement du stockage sur batteries ;
- Développer les initiatives de producteurs locaux d’électricité verte ou de gaz vert. Chez Gaz de Bordeaux, nous proposons une offre d'électricité composé à 100 % d'électricité verte issue de sources d'énergies renouvelables certifiées par les Garanties d'origine.
Pourquoi développer les énergies propres ?
Les développement des énergies propres est un enjeu stratégique majeur pour les pays pour lutter contre le réchauffement climatique et ses conséquences. L’investissement dans les filières solaires, éoliennes ou hydrauliques participent ainsi de manière active à l’atteinte des objectifs de neutralité carbone fixés par l’Accord de Paris.
D’autre part, l’indépendance énergétique qu’elles procurent permet de réduire les instabilités d’approvisionnement lors de crises géopolitiques.

