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Économies d'énergie

Fait-on de vraies économies d'énergie avec le changement d'heure ?

Depuis 1975 et jusqu’à présent encore, les foyers français comme les habitants de l’Union Européenne opèrent un changement d’heure deux fois par an. Le passage à l’heure d’été a lieu dans le dernier week-end du mois de mars, tandis que celui d’hiver a lieu chaque année le dernier week-end d’octobre. Ce dispositif était supposé permettre des économies d’énergie, ce changement d’heure le permet-il toujours et produit il toujours l’effet escompté ? Quels sont les moyens additionnels de réduire sa consommation ?

En résumé sur les économies d’énergie liées au changement d’heure :

  • Les économies d'énergie liées au changement d'heure sont aujourd'hui limitées. 
  • Le principal gain concerne la baisse de l'éclairage en soirée.
  • Les économies d'énergie générées par le changement d'heure sont évaluées à 0,07 % par an.
  • Les économies réelles diminuent fortement : de 440 GWh/an en 2009 à une projection sous 300 GWh en 2030.
  • Isolation, thermostat à 19°C, modulation de la climatisation, et choix d'une offre d'électricité compétitive restent des leviers plus efficaces pour réduire sa facture.

L'origine historique du changement d'heure

Des variations horaires avaient historiquement été évoquées dès 1784, puis appliquées partiellement pendant les deux guerres mondiales. Mais le dispositif tel que nous le connaissons a été instauré en 1976 par Valérie Giscard d’Estaing, deux ans après le choc pétrolier de 1973-1974 qui a impacté fortement le prix de l’électricité, du gaz et de l’essence. Proposé par l’Ademe (Agence  de la transition écologique), le changement d’heure s’inscrit dans la politique d’économies d’énergie. 
 
Pourquoi changer d’heure ? Quels étaient les bénéfices attendus ? L’idée derrière n’était pas de gagner ou de perdre une heure dans le rythme de sommeil. En fait, le passage à l’heure d’été ou à l’heure d’hiver avait pour but de réduire la consommation énergétique du pays en profitant un maximum de la lumière naturelle apportée par le soleil pour réaliser nos activités quotidiennes, et ainsi limiter l’éclairage artificiel apportées par les ampoules.

Concrètement, changer d’heure permet de retarder le moment où l’on utilise de l’électricité pour l’éclairage de son logement. A l’époque et pendant des décennies, il y a bien eu des économies d’énergie générées avec le changement d’heure.

C’est en 1998 que le dispositif fut harmonisé à l’ensemble des pays de l’Union européenne :

  • Le dernier week-end de mars pour le passage à l’heure d’été (on avance d’une heure) ;
  • Le dernier week-end d’octobre pour le passage à l’heure d’été (on recule d’une heure).

Bon à savoir : En France, le changement d’heure se base sur le fuseau horaire de l'Europe centrale (UTC+1) au même titre que d’autres pays (ex. Allemagne, l’Italie ou la Belgique). Certains autres pays européens (ex. Bulgarie, Chypre, Estonie) dépendent du fuseau horaire de l’Europe orientale (UTC+2) 

Quel est l'impact réel sur la consommation actuelle ?

Le changement d’heure permet-il réellement de faire des économies d’énergie ? D’après l’Ademe, oui ! Même si les économies sont en baisse continue, elles existent bel et bien.

Un impact estimé à 0,07 % d'économies d'énergie annuelle en France

En 2009, d’après ses études, l’agence indique une baisse de la consommation d’électricité de 440 GWh/an, soit 0,07% de la consommation totale, ce qui représente également la consommation de presque 800 000 foyers. En 2018, l’économie était mesuré à 351 GWH et elle précise que la projection 2030 serait en dessous des 300 GWh.

Les chiffres sont donc en baisse et le gain devient de plus en plus faible. Le changement d’heure semble avoir peu d’impact sur une diminution de la consommation énergétique du pays. 

Aussi ce dispositif commence à être décrié. L’heure d’ensoleillement supplémentaire du soir se perd le matin avec un lever de soleil tardif amenant les foyers à allumer leurs ampoules par exemple. Toutefois, les nouveau modes d’éclairage économique (ampoules LED) apportent de plus en plus une solution alternative au changement d’heure.

L’Ademe estime tout de même, que le changement d’heure permet une meilleure adaptation du réseau électrique et donc de mieux gérer les pics de consommation.

Faut-il supprimer ces variations horaires ?

Vaste débat. En 2019, le résultat d’une enquête de la Commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale indique que près de 84% des foyers français sont pour la suppression de cette variation biannuelle, en restant pour la majorité à l’heure d’été.

De son côté, la Commission européenne estime que les économies d’énergie liées au changement d’heure se situe entre 0,5 et 2,5% (1) pour l’ensemble des pays européens. Un pourcentage très marginal qui poussent à la réflexion.

Quelles alternatives pour réduire sa facture d'énergie ?

Il existe de multiples moyens pour agir à l’échelle individuelle sur la consommation dans son foyer. Voici quelques gestes quotidiens pour agir sur votre consommation de gaz ou d’électricité (cuisson, chauffage, appareils électriques et électro-ménagers, eau chaude sanitaire) :

  • Sur le poste du chauffage (60 % de la facture d’énergie annuelle), réglez le thermostat à 19 °C, programmer des plages horaires selon les heures de présence, baisser à 55°C la température du chauffe-eau ;
  • Pour la consommation des appareils électriques, coupez en priorité les veilles, utilisez le mode ECO et achetez des appareils avec une étiquette énergie A (selon budget) ;
  • D’autres gestes demandent un investissement plus important, mais sont beaucoup plus efficaces : isoler sa maison par la toiture, les murs ou les planchers, changer ses ouvertures (fenêtres, portes).

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Source

(1) https://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/STUD/2017/611006/EPRS_STU(2017)611006_EN.pdf 

"En tant que chargée de Communication & RSE, il me semble évident de considérer Gaz de Bordeaux comme un acteur influent dans son environnement. Nous sommes donc engagés sur la voie de la décarbonation progressive de nos activités (démarche RSE) et nous efforçons de sensibiliser nos parties prenantes aux bonnes pratiques en matière d’énergie."

Elsa
Chargée de Communication & RSE

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